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      Il est très difficile de parler de soi et j’ai pu l’expérimenter à mes dépends de nombreuses fois au fil des ans lorsqu’il m’a fallu me présenter sur un site internet, pour une exposition ou pour une interview. Se dévoiler afin que les gens qui veulent apprendre à vous connaitre, est un exercice périlleux et surtout franchement ennuyeux (à la fois pour celui qui écrit que pour celui qui lit). C’est pourquoi j’ai décidé qu’à compter de ce jour, je me raconterai sur ce site à travers de petites chroniques qui vous permettront de mieux me connaitre et, je l’espère, mieux me comprendre. Régulièrement, sur ce blog, j’aborderai ainsi des choses qui me tiennent à coeur pour vous les exposer en quelques lignes et photos. Ces chroniques, assez courtes et concises, n’aborderont que très rarement des thèmes en relation avec la photo. N’y attendez pas non plus de logique constructive car je traiterai des sujets divers et variés, présents dans ma vie quotidienne et/ou passée, passant de l’un à l’autre au gré de mes envies et de mon humeur. Alors si ça vous dit, découvrez-en un peu plus ci-dessous !

       

       

      – Chronique #11 : Mon Parcours, de la Passion au Métier –

      Il y a quelques mois de cela, je vous avais expliqué dans la Chronique #07 comment et pourquoi la photographie s’était invitée dans ma vie. Je vous avais notamment parlé des modèles qui m’avaient inspiré pour faire, à mon tour, des photos. Aujourd’hui, dans cette 11e et avant-dernière chronique, je vais essayer de vous parler plus en détails de mon parcours de photographe. Ou comment, en démarrant par quelques photos de soirées et de vacances (comme beaucoup de monde), cette activité est devenue au fil des ans ma vie quotidienne, un moyen pour moi de parler de la vie, de la beauté de la nature et de gens. Je vais vous dévoiler dans cet article le cheminement qui a rendu possible le fait que la photographie soit devenue petit à petit bien plus qu’une passion : mon métier.

       

      Mezquita à Cordoue

      Photo de la Mezquita, à Cordoue, prise pendant un séjour en Andalousie en 2006 (Panasonic Lumix FX30).

       

      Mes premiers appareils photos furent des petits argentiques, simples à utiliser, dont je me suis servi pour faire quelques reportages entre mes 9-10 ans et mes 20 ans. Ensuite, je suis passé au numérique et j’ai commencé à faire des photos plus régulièrement. Nous étions en 2005 et je prenais ce petit compact avec moi pendant les soirées entre amis, pour immortaliser ces moments de fêtes et de joie. Je l’ai également apporté avec moi pour mes premières vacances et, pendant 4 ans, ce petit compact m’a suivi (presque) partout. J’en étais très content car il faisait ce que je lui demandais : créer des souvenirs. Et puis, petit à petit, à mesure que je me rendais compte que les gens attendaient de moi que je fasse des photos, j’ai commencé à remarquer les limites de cet appareil photo.

       

      Piscine de Saint-Malo

      Photo de la piscine d’eau de mer, à Saint-Malo, prise durant un week-end de 2010 (Nikon D90).

       

      Mon père utilisait déjà un reflex numérique à cette époque. Alors j’ai commencé à regarder de plus prêt ce qui se faisait sur le marché. Et, fin 2009, je suis tombé sur une très belle offre pour un réflex d’entrée de gamme. Je dirai que cet achat a marqué mon entrée véritable dans la photographie. J’ai commencé à faire plus attention au cadrage, à la lumière, au sujet. Bref, je commençais à réfléchir comme un photographe. Pourtant, cela restait une passion. J’avais d’autres ambitions professionnelles. A cette époque, commençait tout juste à émerger dans ma tête un projet de café-librairie. En parallèle de ce projet, je travaillais encore en logistique. Je ne faisais des photos que sur mon temps libre, entre mon travail et les divers rendez-vous pour mon projet.

       

      Cliffs of Moher

      Photo des falaises de Moher, dans le comté de Clare, prise lors de vacances en Irlande en 2011 (Nikon D90).

       

      Le projet de café-librairie prenant forme jour après jour, j’ai quitté mon travail en 2011 pour me consacrer pleinement à sa réalisation. Parallèlement à cela, je continuais de photographier, pour mon plaisir, des paysages naturels, urbains et/ou insolites. J’apprenais ainsi à comprendre et maitriser les principaux réglages (vitesse, ouverture, sensibilité)de l’appareil tout en formant mon oeil un peu plus chaque jour. Pourtant, quand j’ai du me résoudre à abandonner mon projet devant les nombreux problèmes et refus surgissant les uns après les autres, la photographie ne m’est pas apparue tout de suite comme une évidence. Si je savais au fond de moi que je voulais être mon propre patron, je ressentais également le besoin de faire une pause après ces 3 années non-stop sur ce projet.

       

      Concert ALAG

      Ma 1ère demande : concert d’Aidons les à Grandir, à la salle Capellia, en avril 2012 (Nikon D90)

       

      Début 2012, mes photos touchaient essentiellement mon cercle de connaissances (famille, amis, anciens collègues). Je prenais beaucoup de plaisir à réaliser des photos et j’avais de bons retours sur le travail que je présentais. C’est alors que j’ai reçu une première demande de reportage pour une association à but humanitaire grâce à des amis qui avaient leurs parents dans cette association. Celle-ci, Aidons les à Grandir, organisait un concert dans une salle de spectacle avec des musiciens venus du monde entier. L’asso m’a alors proposé de faire les photos du concert pour garder une trace de cet événement. Ce fut mon premier reportage, celui qui m’a fait mettre un pied sur le chemin de la photographie professionnelle.

       

      Portrait de Sonia

      Ma 1ère séance : portrait de la danseuse Sonia M., à Nantes, en juillet 2012 (Nikon D700)

       

      Suite à ce premier concert, grâce au bouche à oreille, une danseuse a souhaité travailler avec moi pour que je réalise des portraits d’elle à l’occasion lancement de son activité de prof de Zumba®. Dans la foulée, je suis parti pour un road trip d’un mois à travers l’Europe avec un ami. Et, à notre retour de ce voyage, j’ai commencé à réfléchir sérieusement au fait de créer mon activité de photographe pour, tout d’abord, exposer et vendre mes photos. C’est ainsi que début janvier 2013, j’ai déposé mes statuts d’artiste-auteur et que, fin avril, je réalisais ma première exposition avec les photos de ce road trip. En parallèle, commençaient à arriver les premières demandes d’amis pour des reportages « sociaux » (naissances, mariages).

       

      Mariage D&F

      Mon 1er mariage : portrait de D&F au bord d’un étang à l’occasion de leur mariage en août 2013 (Canon 5D Mark III).

       

      Aujourd’hui, je suis heureux d’avoir fait ces choix. Si certains des choix que j’ai fait à ce jour ont été (et peuvent paraitre) naturels, c’est que j’ai surtout pris le temps de faire les choses. Par exemple, depuis le lancement de mon activité, j’ai pris le temps de tester plusieurs types de prestations différentes : portrait, mariage, famille, naissance, événementiel, entreprise… Cela me semblait indispensable pour comprendre et trouver le bon équilibre entre ma personnalité, mes envies et le développement de mon activité. Et, indéniablement, ce sont les photographies de nature et de paysages, les reportages mariages et les séances familles dites « lifestyle » qui font que je vais tous les jours travailler avec grand plaisir, même quand mon syndrome de l’intestin irritable parfois s’invite. Tout dans mon activité aujourd’hui est construit/pensé en fonction de mes choix de vie : ma communication, le contenu de mes prestations, mes tarifs, mes partenaires, mes fournisseurs… Cela ne conviendra pas à tout le monde, mais cela me convient à moi et c’est le plus important pour vivre libre et heureux.

       

       

       

      Si cet article vous a intéressé, d’autres chroniques, où je me dévoile, sont disponibles en cliquant sur le bouton ci-dessous. 🙂

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